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Randonnées en vélo couché

Lundi 04 juin 2012

Départ matinal de la maison avec l'intention de passer quelques jours dans le Vercors. Le temps est couvert ce matin : on se motive en se raccrochant sur les prévisions météo qui promettent une belle amélioration dans l'après midi. Arrivés à Grenoble vers 11h00, nous garons la voiture et commençons à sortir tout notre matériel... sacoches, caisses de matériel, remorque : tout est là... sauf le bras permettant de fixer la remorque au vélo !

Du coup, changement de programme : on décide de poursuivre jusqu'à Saint Jean de Maurienne pour faire quelques cols. Il faut dire que depuis notre retour de Sicile il y a un mois et demi, nous avons profité de quelques belles journées pour faire plusieurs sorties sur les petites routes de montagnes du Jura : nous avons donc la forme et les jambes.

Arrivés au camping des Grands Cols à St Jean de Maurienne en début d'après midi, rapide installation du campement et à 15h00 départ pour le col de la Croix de Fer.

 

Nous avons consulté de nombreux forums et blogs de cyclistes ayant un Pino comme le nôtre : la plupart s'accorde pour dire que le tandem n'est pas adapté à la montagne... pour notre part, nous avons déjà grimpé quelques belles montées dans l'anti-atlas marocain, les Montagnes du Jura, la Suisse et plus récemment en Sicile sans trop de problème, malgré un équipement « sacoches arrière + remorque » assez lourd. Nous sommes donc plutôt confiants et sommes prêts à nous lancer à l'assaut de la Haute Montagne : bien entendu, pour cette sortie, nous voyagerons léger en ne gardant que les sacoches avant.

 

Nous voilà partis : au programme de cet après midi donc, le col de la Croix de Fer culminant à 2 067 mètres d'altitude... soit quelques 1 500 mètres de dénivelés sur une trentaine de kilomètres dont quelques passages à 10%. Le ciel est plus ou moins couvert, le fond de l'air est plutôt frais si bien que nous ne souffrons pas trop de la chaleur. Une première borne nous annonce 10% de montée... nous sommes dans le vif de sujet !

 

1 - sur la D 926

La montée est longue, mais ponctuée de quelques belles descentes, qui nous permettent de bien récupérer. Grosse rampe à la sortie de Saint Sorlin d'Arves : une marmotte pousse de petits cris pour nous encourager... à moins qu'elle ne prévienne simplement ses congénères de notre arrivée ?!

 

2 - rampe à 10%

Nous n'avons pas croisé énormément de cyclistes pour l'instant : sur la montée, nous nous ferons doubler par 3 ou 4, tout au plus. Le col est annoncé à 3 km, le pourcentage est à 9% et la fin du parcours est difficile. Nous arrivons au col, fatigués mais heureux d'être arrivés au sommet sans mettre pied à terre !

 

  3 - borne kilométrique  4 - lacets du col de la croix de fer

 

Nous nous arrêtons quelques instants, histoire d'immortaliser notre ascension qui a tout de même durée près de 3h30 : nous prenons quelques photos et remettons des vêtements chauds car le vent s'est levé, le ciel s'est couvert soudainement et la température a énormément baissé.

 

  07 - col du Glandon

 

Courte descente : nous sommes frigorifiés, la courte remontée jusqu'au Col du Glandon est bien trop courte pour nous réchauffer avant d'attaquer la descente ! Nos freins font énormément de bruit, ils chauffent... et bientôt ne répondent presque plus. Impossible de freiner, nous sommes obligés de nous arrêter, de les laisser refroidir... avant de repartir quelques kilomètres puis nous arrêter de nouveau, attendre... repartir, s'arrêter à nouveau et ainsi de suite pendant une dizaine de kilomètres : à ce rythme, nous n'avançons pas très vite. Et, cerise sur le gâteau, nous venons de casser 2 rayons sur la roue avant !

 

7

Un troupeau de moutons fini par ralentir encore plus notre progression... nous restons derrière et avançons au rythme du berger, de son chien et près de 1 000 brebis & agneaux, avant de nous rendre compte que nous venons de crever du pneu arrière : quelle poisse ! Et en plus, nous avons laissé notre pompe au camping !

 

Plus loin, nous retrouvons le berger qui n'a pas de pompe pour nous dépanner, mais nous rassure : il y a un hameau 1 km plus loin, nous y trouverons sans doute quelqu'un pour nous dépanner. Personne à la première maison... nous aurons plus de chance avec la deuxième : le propriétaire est très gentil et nous offre le thé après que nous ayons changé la chambre à air. On apprécie d'autant plus qu'on a pas eu l'occasion de se réchauffer et qu'il fait vraiment froid : il est plus de 20 heures et nous aimerions bien rentrer au camping.

 

Nous ne nous attardons donc pas trop et repartons aussitôt : à peine 2 km et nous voilà de nouveau à plat... cette fois, plus question d'essayer de réparer sur place. Bernard repart au hameau pour trouver une solution, tandis que je garde le vélo.

 

Finalement, nous chargerons le pino dans un utilitaire (celui du propriétaire rencontré précédemment) et finirons les 15 derniers kilomètres en voiture : retour au  camping à plus de 21 heures !

 

08 - retour au camping

 

 

Mardi 05 juin 2012

La matinée sera consacrée à essayer de réparer le vélo... en vain : impossible de changer les freins ni réparer les rayons cassés. Nous arrivons tout juste changer de fond de jante de roue arrière, abîmée elle aussi par 2 rayons cassés, expliquant les 2 crevaisons de la veille.

Aujourd'hui il fait particulièrement beau : ciel bleu, grand soleil et chaud. La météo annonce pluie pour demain : si nous voulons rouler, il nous faut profiter de l'après midi ! Nous nous en tiendrons donc à notre projet initial et tacherons de monter jusqu'au mythique col du Galibier, ou tout au moins, jusqu'au tunnel, car le col n'est pas encore ouvert !

Nous partons donc en voiture, que nous laissons à proximité de Saint Michel de Maurienne.

 

      09 - St Michel de Maurienne

 

Il est midi, nous achetons du pain au village et traversons le pont en direction du col du Télégraphe, annoncé à 12 km...

 

 10 - St Michel de Maurienne 11 - sur la D 902

 

La montée est forte dès la sortie du village avec des pourcentages variant entre 8 et 10%. Bien que la route soit en pleine forêt, à cette heure on est en plein soleil, ce qui ne facilite pas les choses. Les paysages sont magnifiques, plus sauvages que ceux de la veille. Nous arrivons au Télégraphe 1h46 plus tard, avec un peu plus de 14 km au compteur & une moyenne de 8,03 km/heure.

 

 12 - route du Télégrahe 13 - col du Télégraphe

 

Brève pause déjeuner sur une petite aire de pique nique au sommet du Télégraphe et descente de 5 km jusqu'à Valloire : les freins font un bruit d'enfer et ont un rendement d'à peine 10% !

 

Au village, un panneau nous rappelle, en quelques chiffres, ce qui nous attend :

 

      14 - panneau Galibier

 

La première montée à la sortie du village est raide et bien droite : heureusement, elle n'est pas très longue et suivi d'un long faux plat montant d'à peine 3% ! Les paysages sont vraiment grandioses...  grandes prairies, hautes montagnes, neige sur les sommets et soleil : une vraie carte postale ! Il y a même les marmottes... mais difficile de les prendre en photos tout en roulant.

 

14 - à la sortie de Valloire

 

Les cyclistes sont un peu plus nombreux hier, ils sont quelques uns à nous doubler, nous en croisons aussi pas mal qui redescendent.

Nous arrivons à Plan Lachat et nous accordons une pause de 2 minutes, la première depuis notre pause déjeuner au Télégraphe : les lacets devant nous sont impressionnants ! Plus haut, un cycliste semble « scotché » dans la première bosse... même les voitures semblent rouler au ralenti (celles qui montent tout comme celles qui descendent) !

 

 17 - lacets Plan Lachat 15 - vue sur lacets depuis Plan Lachat 

Nous montons tranquillement, le compteur oscille entre 5,8 et 7 km/heure et fluctue en fonction des pourcentages. Nous sommes seuls sur la route, le silence est impressionnant, plusieurs fois interrompu par les cris des marmottent qui semblent nous encourager.

 

 16 - vue depuis Plan Lachat 18 - chercher la marmotte

 

Le paysage change, le Galibier est en face de nous : les lacets se dessinent dans la neige qui recouvre son sommet et à chaque virage, j'ai l'impression qu'il s'éloigne un peu plus ! Nous avons passé les Granges du Galibier, il ne reste que 6 km... le doute m’envahit, je me demande si les jambes vont suivre : à ce rythme, nous en avons encore pour une heure. Mais le petit coup de blues passe vite, le fond de l'air s'est rafraîchi et nous ne souffrons plus de la chaleur...

 

19 - vue sur Col du Galibier

 

Les lacets enneigés se rapprochent enfin, nous sommes bientôt en plein dedans et arrivons  au tunnel tant attendu.

 

 20 - lacets Col du Galibier 21 - col Galibier fermé

 

La route du col est fermée, l'ouverture est annoncée pour la fin de la semaine : nous ne ferons donc pas le dernier kilomètre pour arriver jusqu'au col, mais ce n'est pas grave, on  est arrivé jusqu'ici SANS METTRE PIED A TERRE & on est content - 37 km au compteur / 4h32 de vélo.

 

  au tunel du Galibier

 

A peine le temps de prendre quelques photos avant que n'arrive un grand Van aménagé en camping car : nous interpellons le jeune couple d'allemands et leur demandons s'ils peuvent nous redescendre : nous réussirons à caser le Pino dans leur véhicule. Le retour jusqu'à Saint Michel de Maurienne me semblera bien long, d'autant que nous sommes assis à même le sol, sans grande visibilité et ne pouvons donc pas apprécier pleinement des paysages de la descente. Retour au camping vers 20H00.

 

Mercredi 06 juin 2012

Petit déjeuner sous un ciel couvert, rangement du matériel... juste avant la pluie et notre départ de Saint Jean de Maurienne. 

 

Dom & Ber -

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